mardi 13 janvier 2009

J2 & J3: Viva Panorama

J2 : On top of the world

Nous avons enfin atteint notre but: skier dans les Rocheuses. La première impression? "Hey, on est au-dessus des nuages!" Bon, on parle ici des nuages qui sont dans la vallée car il y en a une autre couche au-dessus de nous. Une descente du sommet jusqu'à notre studio prend entre 30 et 40 minutes. Disons que cette journée est celle où nous avons pris connaissance des muscles qui se trouvent dans nos jambes. Voici la vue que nous avons depuis notre chambre le matin.



J3 : Il neige, il neige bergère

Deuxième journée de ski à Panorama. Une belle neige fraîche est tombée durant la nuit. En fait beaucoup de belle neige est tombée durant la nuit et ça se poursuit toute la journée. Disons que ça skie bien. En contrepartie, c'est terrible sur les jambes (nous sommes à plaindre, oui oui). La température est d'environ -1 au sommet et 1 en bas des pentes. Jambes + Température = "J'ai chaud en c****"! En fait nous sommes en sueur au point de tordre notre manteau d'hiver. Je souhaite quasiment un refroidissement. Oubliez ce que je viens de dire. Bon je vais finir le match Canadiens / Rangers à la TV. Merci TSN!

NDLR : Évidemment, ce message est en différé et tout le monde sait que le Canadien a gagné 6-3.

-pat-

Grosse journée au bureau



On s'est levées à 10h, comme d'habitude. Je sais, c'est tard, mais bon, après tout, on est en vacances. On a déjeuné dans notre café habituel: croissant et café avalés tranquillement en lisant un journal espagnol (!), français ou anglais. Puis on a pris le métro, direction Montjuïc. On s'est payé un trip architecture-peinture-aquatique. On a visité le pavillon de Mies van der Rohe, le musée Miro et la piscine olympique, celle ou les Québécois Émilie Heymans et Alexandre Despatie ont plongé en 2003. En arrière-plan, une vue époustouflante de Barcelone. La piscine était fermée (grrr!). Pas moyen de s'asseoir dans les estrades (re-grrr!).


On a dégusté un café sous le soleil, à deux pas du musée Miro, Barcelone à nos pieds. Sophie lisait une revue quétaine et moi, un livre de Mendoza, un auteur espagnol natif de Barcelone. Le livre s'intitule Une comédie légère. Mendoza raconte une histoire alambiquée de meurtre qui se trame à Barcelone. Assez ennuyant, merci, mais je m'obstine à le lire. Pourtant je suis en vacances. Anyway.


Au retour, nous sommes tombées sur une vieille machine à photos dans le métro. On s'est tassées sur le banc. Juste avant le flash, j'ai regardé par terre, évidemment. Qu'attendre d'autre d'une fille qui part une semaine en vacances en oubliant sa clé dans la serrure... à L'EXTÉRIEUR.


Demain, on essaie d'aller visiter un monastère à Montserrat, à une heure de train de Barcelone. Si on a bien compris les informations que les Espagnols nous ont garrochées par la tête en parlant à la vitesse de la lumière, on devrait s'y rendre sans problème. Sinon...

J1 : La traversée

Bonjour à tous depuis l'Ouest, enfin, Montréal puisque je suis de retour en ville. Voici un petit résumé de nos aventures en ski.

Nous voici débarqués à Calgary le ventre vide et cherchant désespérément de la bouffe. Après avoir réclamé NOS bagages (sac à ski, sac à bottes, sac à dos et valises) ainsi que notre char (magnifique engin issu du génie américain, Chevrolet Impala, un monstre pour mononcle), nous partons, tels des chasseurs dans les contrées albertaines, à la recherche de nourriture.



Après avoir parcouru de long en large le boulevard Taschereau de Calgary, notre instinct nous guide vers le A&W. Notre hamburger englouti et notre 2L de root beer terminé, ou presque, nous mettons le cap vers les Rocheuses. Un mot: magnifique. Surtout quand tu n'as pas eu à traverser les Prairies en voiture avant! Fait intéressant dans ce coin du Canada, il pleut des roches. Ça nous a valu une belle craque dans le pare-brise.



Une fois installés dans notre studio, dégustant un bon spag, l'alarme incendie retentit. Comme tous bons clients, nous attendons quelques instants/minutes avant de sortir au cas où ce serait une fausse alerte. Mais non! On finit par sortir dehors avec les autres puis au bout de 30 minutes on réintègre notre logement sans savoir s'il y a eu ou non un feu quelque part. De retour devant notre spag, froid, on réalise que pendant ce temps, nous avions oublié le rond de la cuisinière allumé... oups.


lundi 12 janvier 2009

Bonjour nostalgie



Sophie a vécu cinq semaines inoubliables à Barcelone à l'été 2003 pour étudier l'architecture. Samedi, on a fait un pèlerinage: marche dans les rues étroites et coquettes du quartier Gracia ou elle a traîné ses godasses, détour au café du coin ou elle déjeunait - chocolatine et jus d'orange -, et retour sur la rue Marti devant l'immeuble ou elle a vécu.


"C'est ici que je vivais", a-t-elle dit en montrant une fenêtre du doigt. "Heu... non, c'est là", a-t-elle rectifié en visant la fenêtre voisine, un doute dans la voix. La nostalgie était au rendez-vous, mais pas la mémoire. Elle s'est tout de même rappelé la complicité qui la liait à son coloc Mathieu, le cendrier rempli de mégots qu'elle a échappé du 2e étage - heureusement qu'il n'y avait personne dans la rue sinon elle aurait eu un meurtre sur la conscience - , les nuits chaudes ou elle arrivait à peine à fermer les yeux et le voisin d'en face, éternellement assis dans son fauteuil, la bedaine à l'air et le mamelon proéminent. Vive Barcelone, la ville de toutes les nostalgies.

Plus de peur que de mal

Ouf! Le guide est réapparu. Il se cachait sous le lit, et non dans un quelconque restaurant de la vieille ville. Quelle joie de le retrouver.

Et pour ceux qui se demanderaient ce que ma mère fait quand elle est en vacances, eh bien... elle travaille. Eh oui. Envers et contre tout.



dimanche 11 janvier 2009

La plage en janvier

Il a fallu trois jours pour qu'on se décide à aller voir la mer, comme si on avait un peu oublié qu'elle existait. On s'est même trempé le bout des orteils dans l'immensité bleue. Et on a une preuve exprès pour les sceptiques. Je tiens d'ailleurs à préciser que j'ai eu l'accord de la personne qui figure dans cette vidéo pour la mettre en ligne, et que je ne suis pas responsable des conséquences potentielles que ces images pourraient avoir sur sa carrière:




Petit tour aussi à Barceloneta et au fameux parc de la Ciutadella, ou un sympathique serveur a refusé qu'on installe notre table au soleil. Pfffff. Si on avait parlé un meilleur catalan, on l'aurait envoyé promener... mais on est plutôt allées nous promener ailleurs.


À part ça, on a trouvé le moyen de perdre notre guide de voyage. Heureusement qu'on en avait un autre. Nous, les Ouimet, on est habituées de tout perdre - sauf le Nord -, alors on traîne tout en double. J'imagine que c'est ce qui arrive quand on change trois fois de restaurant dans la même soirée: trop cher, trop long, trop vide... Sans doute l'influence d'André. Aujourd'hui, on a dû retourner, piteuses, dans chaque restaurant d'ou on s'était enfuies la veille, parfois de manière un peu cavalière, pour demander s'ils n'avaient pas retrouvé "oune liber de Barcelona, you know?" D'ailleurs, on ne l'a toujours pas retrouvé. Je me demande bien pourquoi.

Finalement, on peut constater que nos lectures matinales sont de plus en plus enrichissantes, ma mère ayant été croquée hier la tête dans le Sunday Times. Quelle sera la prochaine étape? Espérons que La Presse aura retrouvé un peu de sa consistance à notre retour.


samedi 10 janvier 2009

Le niveau monte



Dur, dur de descendre plus bas que le Lundi, je le concède...
Mais ma mère fait des pas de géant. De GÉANT.
La voilà qui lit le El Pais
.
Pis elle ne parle même pas espagnol.
Faut le faire.

Signé fièrement: la-fille-de-celle-qui-lit-le-El-Pais